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Tome deuxième.
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DU FI.OTTAO r.

quon est obligé de triquer tous les bois à bûcheet de réunir chaque marque en piles séparées. Enflotparticulier, au contraire, on met les bois en grandespiles arrêtées en sortant de leau ; alors ils n'ont pas letemps de changer de couleur en route ni en tas; aussiest-il toujours plus clair, plus neuf,et conséquemmentplus recherché que celui dun flot de communauté.

Quand un flot est peu considérable et quil y a plusdouvriers quon nen a besoin pour le tirer de leau,on voit souvent ces malheureux sarracher les bûchesdes mains et employer tous les moyens possibles pouren former une pile ; quelquefois ils en viennent auxviolences, et alors les plus forts deviennent seulsmaîtres du travail : heureusement que ces circons-tances nont lieu que très-rarement; car, dans lin-térêt de tous les ouvriers comme dans celui de latranquillité publique, lautorité serait dans la néces-sité de prendre des mesures sévères.

Lors de larrivée des petits flots particuliers,chaque compagnie douvriers forme, au devant desports, des arrêts dattente scc sont des pieux de perchesdAvalIan quils plantent ou fichent dans la rivièreen arc-boutant traversés par quelques chantiers, pourretenir le bois et le faire arriver aux ateliers de tirage;leur ardeur est telle quelquefois, quils brisent laglace pour aller au-devant du bois et en tirer davan-tage, ayant leau jusquà la ceinture et même sous lesaisselles. Ce quil y a de remarquable, cest quils res-tent dans cette position une journée entière sans êtreincommodés, parce qu'ils sont continuellement dans