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DD FLOTTAGE
drait pour charger, tous les ans, 60,000 décastères debois, et cela dans le cour t espace de cinq ou six mois denavigation ? d’autant plus que le prix seul d’un bateau,s’il était construit en chêne, reviendrait de 1,500 fr.à 2,500 fr., autant que la valeur du chargement.Qui ne sait que les bois de charpente, en Nivernais ,ont un grand prix à cause de leurs débouchés, soitpour Paris et l’Océan, par l’Yonne et la Seine , et à laMéditerranée, par la Loire et le canal du centre? Onn’a pas dans ce pays la ressource des pins et sapins pourfaire des bateaux à bon marché comme en Auvergne ,
Il faut, en résumé, n’avoir aucune notion dn flot-tage à bûches perdues et en trains, pour penser quejamais on pourra approcher de l’économie de ce pro-cédé ingénieux et irremplaçable; en effet, les bois duMorvan et des pays en aval sont amenés à l’entrepôtde Clamecy , Coulange, etc., appelé le Bassin del'Yonne . En quinze joùrs, quelquefois avant cëtêmps,le devant des ports de flottage en train est garni detrente à quarante mille décastères de bois; ensuite cesmêmes bois sont mis en train, à compter du 15 marsjusqu’au 15 juillet, empilés en presque totalité dansles chantiers de Paris dès les premiers jours d’août.
Voyez d’ailleurs ce qui arrive à l’ouverture despertuis, qu’on voudrait remplacer par des écluses ducanal; en une demi-heure, ils écoulent cent partsreprésentant autant de bateaux ; par écluse, ilfaudrait plus de deux jours, et continuellement fairequeue pour mettre en marche une pareille quantité.
En définitive, comment le canal fournirait-il les