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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGE

à ne pas considérer ce canal comme une calamité,et, au contraire, nous voulons quils sattachentprincipalement à examiner, sans aucune préven-tion, si le flottage et le canal peuvent marcherensemble sans se nuire, et si les ingénieurs peuventabandonner leurs principes pour connaître la véritésur lavenir et ne pas dire, comme ce législateur de1793 : «Périssent les colonies plutôt quun principe.»

Mais ce principe, le voici : cette construction a tou-jours eu pour base principale, et de condition ex-presse par le gouvernement daccord avec les pro-priétaires et le commerce des bois, que le canal seraitentièrement latérale lYonne et ne pourrait gêner, enaucune façon, le flottage à bûches perdues et en trainsni même dans toutes ses positions et avantages. Vien-drait-on aujourdhui rompre des engagements sa-crés? Il serait pénible de le penser; ces engagementsdoivent être plus fidèlement remplis par le gouver-nement, qui doit, plus que tout autre, lexemple delordre et du respect pour la foi jurée ; il le doit, enoutre et plus particulièrement encore, envers despropriétaires de bois et des compagnies de com-merce qui se sont reposées avec toute sécurité surlexécution pleine et entière des promesses quila faites et tant de fois renouvelées, et que garantis-sait lhonorable M. Becquey de Beaupré, directeurgénéral des ponts et chaussées sous lempire et larestauration, chaque fois que les propriétaires et lesmarchands témoignaient des inquiétudes sur lenva-hissement du canal.