SUR LES RUISSEAUX.
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de son beau-père et leur donna peut-être plus d’ex-tension, fit lever à ses frais le plan des réservoirs d’eaudont nous avons analysé l’urgence, par Paul Bourlet,architecte, et il a constamment sollicité le gouverne-ment pour exécuter cette vaste et importante entre-prise.
De 1796 à 1811, il fut presque toujours syndic desmarchands de bois à Clamecy ; c’est en cette qualité,et comme un des plus grands exploitants du temps ,qu’il parvint à améliorer le flottage des bois à bûchesperdues ou en trains sur la rivière d’Yonne et ruis-seaux flottables y affluant ; nous pouvons affirmerque personne n’a fait plus que lui pour la navigationdes rivières et ruisseaux flottables, ainsi que pour lespropriétés en bois de la Nièvre et de l’Yonne .
C’est à notre père que l’on doit 1° les premiers per-tuis et vannages en pierre et d’une meilleure con-struction ;
2° Le mode du bois lavé (en 1796), si favorableaux bois neufs de la Nièvre et de l’Yonne : le bros-sage, qui en est une suite, est dû à M. Bourgoinfils;
3° Le sciage des recoupes ou entailles de la co-gnée pour unir la moulée, lui donner de la beautéet la mieux empiler ;
4° L’usage de conserver les beaux rondins des boisdurs, qui parent si bien les angles d’une pile et mêmele centre : avant lui toutes les bûches sur les ruis-seaux flottables, même celles en chêne, étaient fen-dues au-dessous de 6 pouces de diamètre; aujourd’hui