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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGE

dans un grand désordre, parce que les chefs ne con-naissaient quun mode de bonne administration, ce-lui de suivre les errements qui existaient avant eux,et, autant que possible, dégaliser les dépenses et denen faire quà regret, et le moins possible. Mais cesdépenses alors devenaient en certaines occasions,considérables, tout en naméliorant aucune partie duservice.

Ils ne dépensaient donc largent de leurs commet-tants quà corps défendant, et cela était bien sansdoute, mais il y avait à côté linconvénient et commeexemple quune réparation de 6 fr. faite à propos au-rait valu 120 fr. et plus au commerce.

Lorsque notre père arriva au syndicat, il eut beau-coup à faire ; quand il ordonnait une dépense, il vou-lait que le résultat en fût beau et durable, et quilfût digne dun commerce plein davenir. Aussi avec depareilles idées marcha-t-il toujours avec une libertéqui déplut quelquefois aux petits marchands. Soitjalousie, soit ignorance, ils critiquaient sourdementses opérations , mais en agissant largement, sa con-science ne lui reprochant rien, il sinquiétait peu deleur mécontentement et de leurs reproches qui né-taient que des railleries irréfléchies ; néanmoins cene fut pas sans peine quil parvint à leur faire com-prendre que les dépenses, en définitive, étaient payéespar les propriétaires ou plutôt par les consomma-teurs.

Nous nous plaisons ici à rendre également hom-mage au zèle et au talent de M. Paul Bourlet, agent