EN TRAINS OU RADEAUX.
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n’ont pas fait attention que Saint-Yon et Delamarren’attribuent pas l’invention du flottage en trains àJean Rouvet, pas même celle du flottage à bûches per-dues, puisqu’ils annoncent l’un et l’autre, mêmes pa-p-es, qu’en 1490, avant que Jean Rouvet ne fût néprobablement, on flottait le bois de la forêt de Lyons(EureJ, 5 lieues de Rouen , en amont sur le ruisseaud’Andelles, qui se tirait près le prieuré des Deux-Amants et se conduisait ensuite en bateau à Paris , surle quai de l’École, où il se vendait sous le nom de boisd’Andelles.
Saint-Yon et Delamarre ne disent mot du llottageen trains comme invention de Jean Rouvet ; ils ontseulement écrit que c’est lui qui, le premier, a fait ve-nir à Paris du bois flotté du Morvan en le faisantcouler par écluses jusqu’au port de Cravant, où l’onle recueillait et raccommodait en trains comme onle voyait arriver en ladite ville. Nous rendons ici lespropres expressions de Saint-Yon ; ainsi il nst doncsuffisamment démontré, à nos yeux, que Jean Rou-vet , tout en ayant exécuté ce que nous ne pouvonspas admettre, n’aurait fait que l’application, pour leflottage à bûches perdues, d’un mode de navigationen usage sur le ruisseau d’Andelles, dès 1490, 59 ans,avant sa prétendue apparition sur les rives de l’Yonne ,et pour celle en trains, de temps immémorial, surtous les fleuves de France .
Nous irons plus loin ; nous défions qui que ce soitde nous faire connaître d’une manière authentique