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sur la Loire à partir de la forêt de Banzore, antérieu-rement à1549.
Dans son traité du droit d’alluvion, M. Chardon,président du tribunal civil d'Auxerre , écrivain dis-tingué et consciencieux, dans sa note page 76, à l’ar-ticle Flottage, s’explique ainsi :
« L’importance du procédé de Rouvet n’est pas« dans la confection des trains, comme on le croit gé-« néralement; de tous temps on a connu les radeaux ;« ils étaient en usage en Italie , du temps d’Ulpien au« troisième siècle : Navigii appellatione etiam rates« continentur, quia plerùmque et ratium usas ne-« cessarius est, L. 1 er , ff. de Fluminibus.
« Il v a tout lieu de croire que c’est par là qu’a com-te mencé la navigation. (Voir Pline , lib. 7, section 57,« p. 417 ; lib. 12, sect. 42, p. 668 ; Isidore, Origtf lib. 19, cap. I; Gognet, Origine des lois, des« sciences et des arts, t. 2, p. 218.)
tt On a trouvé des radeaux chez tous les sauvagestt qui ne connaissent pas l’usage du fer (*). »
Ce qu’il y a de certain, c’est qu’avant 1549, ou peude temps après, les bois arrivaient à bûches perduesà Cravant (Yonne ), où ils se chargeaient en bateaux,comme ceux d’Andelles sur la Seine .
Les habitants de Clamecy et des environs ont aussi
(*) « Le flottage à bûches perdues s’opère sur 2G7 rivières ou ruis-seaux donnant une longueur de4,i37,549 mètres, environ 1,000 lieues« en leur supposant 5 mètres de largeur moyenne seulement ; voilà« 2,000 hectares ou 4,000 arpents en ruisseaux et rivières navigables. »—- Chardon, p. 78, Traité d’alluvion.