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DU FLOTTAGE
mais comme ayant les premiers implanté cette pré-cieuse industrie sur les rives de l’Yonne et de laCure, les ordonnances de Henri II et de Charles IX constatant, d’une manière authentique , que RenéArnoult, au moins, est véritablement l’introducteurde l’industrie du flottage sur toute cette contrée.
Personne plus que nous n’aime à provoquer l’é-mulation dans les améliorations industrielles ; notreouvrage l’attestera, et prouvera que nous sommes unfervent admirateur de la simplicité et de l’utilité duflottage des bois : honneur et gloire, nous le procla-mons, sans réserves, à ceux qui ont enrichi la France de ce mode de transport économique, pour une mar-chandise qui, sans ruisseau ou rivière à quelqueslieues des routes, n’aurait aucune valeur : que serait,en effet, la Nièvre , sans ses ruisseaux de flottage?
En trente-cinq ans, de 1796 à 1831 inclusivement,les rivières d’Yonne , la Cure, l’Armançon, la Seine etlq Marne ont expédié pour Paris une commune de3,744 trains, 13 coupons par an, 67,405 décastèresou 337,025 voies. Hans cette quantité, l’Yonne seule,depuis Armes , en a fourni. . 2390 tr. 14 coupons,
tous les autres ensemble. . 1353 17 coupons.
Total. . 3744tr. 11 coupons.
Ces diverses expéditions, sont en général, peu coû-teuses, puisque c’est uniquement avec du bois pourles foyers qu’on enlace, renferme et consolide le boisflotté en trains, destiné pour Paris .
Nous ne nous dissimulons pas cependant que les