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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGE

les secousses et oscillations dune rivière même forte-ment agitée, ainsi quaux redoutables chocs quiléprouve, notamment dans le passage de quelquespertuis dangereux ou mal construits. Le devant plongetellement quil va, dans certains pertuis, jusquaufond de leau, d il rapporte quelquefois des gra-viers et même des pierres. Pendant ce passage mo-mentané, le conducteur est forcé de courir se réfu-gier au milieu du train, et de se placer sur des tas dechantiers de réserve appelés régipeaux; quant aujeune compagnon chargé de la conduite de la queue,il monte sur un échafaud en forme déchelle construitsur le dernier coupon de la part ou train (*).

Le passage effectué, chacun retourne rapidement àson poste pour ramener au fd de leau le train que lebouillon deau en a souvent détourné, et cest par lamanœuvre du boutage quils y parviennent (**)

Un train est tellement lié dans toutes ses partiespar des rouettes ou harts quil na rien à redouterdu choc des bateaux, même des piles de ponts, quandil est bien dirigé. Il faut, toutefois, une cause ex-traordinaire produite par lélément ou par limpé-ritie des flotteurs, pour le faire rompre ou dé-chirer, dans les pertuis ou dans les arches des ponts;un bateau même par sa masse fera plonger sous leau

(*) Une pari est la moitié dun train ayant également deux têtes pourla manœuvre des conducteurs. Ces deux parts se réunissent au boujlune de lautre aux Gords , au-dessus de Chàtel-Censoir (Yonne ).

(**) On appelle bouter piquer une perche dAvallan au fond de leau,ayant son point dappui sur la nage ou tête de train. (Voir lîg. 36 et 37.).