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Tome deuxième.
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DU IXOTTAGE

le flotteur commence par poser 12 chantiers appeléscoulières, armés au gros bout danneaux quon ficheen terre à la partie supérieure de latelier par des pi-quets crochus ; ces chantiers, par leur position, tom-bent de toute leur longueur,par leur pointe dans larivière, comme des chevrons sur un bâtiment, faisantenfin loffice de cales.

Ces chantiers étant le plus fort bagage dun ate-lier de flottage, ils se transportent, au besoin, faci-lement dun endroit à un autre, en amont ou en aval -,sur les grands ports de lYonne , ils restent presquetoute lannée sur latelier du flotteur ambulant.

Cela exécuté, la tordeuse prépare ses rouettes (*),encoche les 4 chantiers dune branche, place les sim-ples coupières aux deux chantiers de dessus ; lebrouet-teur ou lapprocheur abat les piles de bois et en amènedavance au devant de latelier ; le garnisseur ou lagarnisseuse aide au flotteur à ficher en terre 4 bû-ches comme pieux darrêt, à 42 pouces de distance(114 centimètres), sur la rive de leau, quil garnitensuite de 4 ou 6 bottes de rouettes en travers pourappuyer sa première branche, apprêts provisoires etquon retire dès que la branche est achevée et enchaî-née par les chantiers appelés prux.

Après ce dernier soin donné à la confection de la-telier, le flotteur commence à bâtir, sur 2 chantiers dedessous garnis de leurs simples coupières, la premièremise, et, quand le bois est petit et peut ébouler aupremier choc, il le soutient entre des bûches très-(*) Rouettes ou harts (p. 90, et i« r v.,p. 202.)