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DU FLOTTAGE
bon état que le jour de son départ, sans avoir perdu enroute une seule bûche ; l’autre, au contraire, construitpar un mauvais ouvrier, renfermera moins de bois, et,cependant, aura employé plus d’étoffes ; son train,en outre, au premier choc ou au passage des pertuis,se brisera en quelques parties; il perdra du bois,même des branches entières, et parviendra, tout dislo-qué, à sa destination, surtout s’il a été longtemps enroute et si dans les embâcles il a été forcé de marchersur les graviers à l’aide de chevaux.
Aussi un entrepreneur de flottage intelligent a-t-ilgrand soin, dès la Saint-Nicolas, d’arrher les meil-leurs ouvriers et de leur donner gratuitement mêmejusqu’à 75 fr. pour se les assurer pendant toute lasaison du flottage (du 25 février au 1 er novembre);pourtant il arrive quelquefois qu’on flotte sur l’Yonne dés le 15 février (du gué de Saint-Martin, seulement,en aval) ; attendu qu’à cette époque les ports en amontoù les flots de bois à bûches perdues se tirent ne peu-vent être livrés au flottage en train qu’après la miseen état des bois destinés à l’approvisionnement deParis (de mars en avril),; aussi un arrêté, approuvépar le ministre de l’intérieur, donne la jouissance dela rivière du flottage à bûches perdues jusqu’au1 5 mars, et ce n’est que de cette époque, généralement,que peut commencer celui en trains.
Le pays où l’on flotte avec le plus de solidité etd’élégance est Clamecy (Nièvre), rivière d’Yonne ;c’est un travail vraiment curieux à suivre dans tousses détails que celui d’un train bien construit, garnide bonnes étoffes, notamment quand sa proue est élé-