EN TRAINS OU RADEAUX.
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le devant et le derrière d’un train de charpente, ouenfin de bois bien flottant sur lequel on puisse fixerles nages ou arcs-boutants pour sa direction, alors, àleur défaut, on établit, en place, des nages sur cer-taines rivières, particulièrement en Marne et Loire ,appelées riguinguettes ; ce sont des chantiers courbés,placés sur le bois en tête et en queue du train, unà chaque coin, ainsi qu’aux trains de moule. Onremarquera que cette riguinguette, qui ne peut êtreaussi serrée qu’entre des mises de bois de moule, estplacée sur les grosses charpentes dans un trou fait ex-près, et, quand elles sont petites, c’est entre une misede train, en solivage ou petit bois fortement lié.
Le chantierde nage est soutenu par deux piquets enbois ou fausse nage introduits dessous, de 30 pouces(90 centimètres) de hautenr; c’est sur le point cul-minant de ces trois objets réunis que le conducteurplace une chaîne en rouettes à coupler, appeléechcirrée, et, avec cette corde en bois, il lie la percheavec laquelle il boute et dirige la marche de son train ;cette ligature se fait sur le haut du chantier placécomme nage, la rouette ou charrée roulée sur les têtesde la fausse nage et de l’arc-boutant suivant la posi-tion de la perche dans l’eau, pour la serrer plus oumoins.
La perche lancée à l’eau et fichée au point conve-nable pour la direction du train, il la lie aussitôt avecsa corde ou rouette, dite charrée, de droite à gauchesur la nage, ainsi que nous l’avons indiqué ci-dessus,et, quand le coup de la perche a produit son effet, il