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DES DÉFRICHEMIÎNTS.
de perdre de leur étendue, parce que l’augmentationde la population tend constamment à mordre dessus,et enfin à les placer dans des limites plus étroites ; àcette cause incessante s’en sont jointes d’autres, de-puis cinquante ans, dont la puissance est au moinségale.
La loi du 29 septembre 1791 laissa la liberté dedéfricher, celle du 29 avril 1803 empêcha les défri-chements et pourvut à la défense des bois de l’Étatcontre les usagers; néanmoins, au mépris de cettedernière loi du 29 avril 1803 et jusqu’au 31 décem-bre 1820, en 12 ans, on défricha 75,000 hectares(4,412 hectares par an) de 1820 à 1834, en 14 ans44,164 hect. (2,940 hect. par an). Ainsi, récapitula-tion faite, de 1803 à 1834, c’est-à-dire en 30 ans,on a eu un défrichement de 116,164 hectares (3,746hect. par an). Si l’on autorisait les défrichements,ce serait plus de 100,000 hectares par année ! et nosplus belles forêts disparaîtraient comme la poussièreau vent.
Depuis 1830, le gouvernement a vendu, avec fa-culté de défrichement, 105,000 hectares. Bon Dieu !quand ces ventes cesseront-elles?
Sully, l’un de nos plus grands protecteurs de l’a-griculture, qu’il appelait la mamelle des nations, di-sait u que la France périrait par le manque de bois. »Colbert et Lamoignon avaient la pensée de Sully,etl’on sait avec quel soin religieux Napoléon veillait surcette partie de la richesse publique.