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Tome deuxième.
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UES DEFRICHEMENTS .

En 1778, iln’yenavaitplusque 5,500;

En 1792,

4,600, savoir :

Bois de la couronne et des princesid. du clergéid. particuliers

1700 > 4600

Même en 1804, on ne possédait plus qu’environ4,375 lieues carrées ou 7,000,000 d’hectares. (Voirnotre chapitre de Statistique et progrès de consom-mation des bois en France , vol. I er , p. 1.)

Nous sommes vraiment effrayé de cette perte tou-jours croissante du sol forestier, qui ne peut être nul-lement compensée par des plantations faites pres-que toujours sur des terrains abandonnés par laculture et qui ne seront jamais de riches fonds debois ; faible ressource pour l’avenir ! d’autant plusfaible que toutes les plantations, dans les landes deGascogne , dans le Mans, la Bourgogne et ailleurs,ne s’élèvent pas, depuis 50 ans, à plus de 150,000 hec-tares.

Quand la rareté du bois se fera vivement sentir, ilest probable qu’on plantera beaucoup plus, et qu’alorson reprendra, sur la culture, des terrains dont les pro-duits sont presque nuis aujourd’hui, à cause desfrais et avances qu’ils exigent. Mais les populationsaugmentant sans cesse, voudront-elles souffrir cet en-vahissement? Ensuite, qui ne sait ou ne doit savoirqu’il faut près de deux siècles pour former la matièred’une quille de vaisseau, les poutres pour nos mai-sons et les merrains pour contenir nos vins ?