356
DES DEFHICHEilHMS.
est fort utile ; il est même nécessaire pour la salubrité,particulièrement pour la culture des céréales, desprairies et autres propriétés, ainsi que pour activer lacirculation de l’air, sans lequel les produits agricolesne peuvent atteindre leur maturité.
Mais il y a une limite que la prudence et l’intelli-gence recommandent de ne pas franchir, parce qu’audelà il y a danger ou abus. C’est à cette période quenous sommes arrivés ; il est donc temps, en France ,nous ne saurions trop le dire, de nous arrêter sur ledéfrichement des bois. On doit facilement sentirque la destruction des forêts trouble la corrélationqui existe entre les végétaux, cause des irrégularitésdans la température, occasionne des avalanches im-prévues et multipliées , des inondations désastreu-ses, l’intermittence des cours d’eau et des variationsdans le cours des vents, ainsi que bien d’autres si-nistres qu’il serait trop long d’énumérer ici.
Si nous avons encore de belles forêts et quelquesfutaies, nous les devons aux corporations religieuseset à nos premiers rois qui en ont enrichi le domainede la couronne. L’homme, au surplus, ne vit pasassez, etles fortunes de nos jours, avec le luxe tou jourscroissant qui nous ronge, deviennent trop mobilespour les attendre 200 ans. Quand ce qui nous restesera divisé etsubdivisé, ainsi que le demande l’intérêtparticulier, possédé ensuite par des gens nécessiteux,en quel état de conservation seront-elles 30 ans aprèsleur partage ou vente? Nous laissons cette questionà résoudre à ceux qui, comme nous, s’occupent de