Band 
Tome deuxième.
Seite
370
JPEG-Download
 

370

DEIUICHIOUiNT.

tainebleau , tient uniquement à son terrain léger età sa situation comme Château-Margaux, entre unegrande forêt et un fleuve (la Seine ).

Les vins d’Italie, de Grèce, d’Espagne et mêmede nos contrées méridionales, où il y a peu ou pas debois, sont plus liquoreux et plus violents, il est vrai ;mais ils sont loin d’avoir le savoureux de ceux deBordeaux et de Bourgogne, et, en outre, ne sont pasaussi salutaires.

Par toutes ces considérations, nous engageons doncspécialement nos vignicoles à faire bien attentionqu’en défrichant beaucoup trop on arriverait, à la (in,et sans s’en apercevoir, à sensiblement altérer lasupériorité des vins ; déjà ils n’ont plus la bontéqu’ils avaientdansnosabbayeset prieurés avant 1790.En culture, il est des positions qu’il ne faut pas chan-ger, parce qu’on s’exposerait à ce que de funestes in-fluences vinssent à diminuer la qualité de nos pro-duits : le vin de Surênes, si chéri de Henri IV , estbienmauvais actuellement ; cela lient probablement enpartie au déboisement du mont Valérien et autresmonticules qui maintenaient le vignoble en espalieret le garantissaient alors des vents d’est et du nord.

En Angleterre, dira-t-on, il y a très-peu de forêts,et tout, dans ce pays, offre l’aspect de la richesse et duconfortable ; à quoi nous répondrons que nous som-mes loin d’avoir d’intelligence commerciale de seshabitants et leur patriotisme. Nous ajouteronsqu’on supplée au combustible par la houille , auxbois de travail et de construction par le fer et par