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CHAP. VII. AJYNÉES 1802 A l 8 o 4 -
étaient précisément en sens inverse. Tous lesgouvernements qui subsistaient en vertu de l’an-cien droit public se croyaient exposés par lesprincipes de la révolution, et celle-ci n’avait degarantie qu’en forçant l’ennemi à traiter ou enl’écrasant, s’il refusait de la reconnaître.
J’étais l’homme qui devait terminer de ma-nière ou d’autre cette lutte ; je me trouvais à latête de la grande faction qui avait voulu anéantirle système sur lequel roulait le monde, depuis lachute des Romains. Comme tel, je me trouvaisen butte à la haine de tout ce qui avait intérêt àconserver cette rouille gothique, et c’était àtort, puisque seul je pouvais ramener l’ordre etrapprocher les intérêts des deux partis. Si lesfactions raisonnaient et se prêtaient à des conces-sions volontaires, en huit jours nous eussions étéd’accord.
Un caractère plus souple que le mien auraitpu louvoyer pour laisser une partie de cette ques-tion à décider au temps ; mais dès que j’eus vu lefond du cœur de ces deux factions , dès quej’eus la conviction quelles partageaient le mondecomme au temps de la réforme, je compris qu’ilserait long et difficile de les réunir. Je résolusnéanmoins de tout faire pour y parvenir. Laquestion était plus compliquée que le prétendumanuscrit de Ste.-Hélène ne le suppose. Elle ne