8 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
loir s’y fixer. J’envoyai Sébastiani pour rétablirnos anciens rapports dans le Levant et s’assurerde l’évacuation promise. On sonna le tocsincontre sa mission, parce que son rapport, faiten forme de reconnaissance militaire, annonçaitque j’avais de nombreux partisans dans ce pays,et prêtait au gouvernement anglais le projet des’y maintenir
D’un autre côté, j’avais des griefs non moinspuissants dans les attaques personnelles , à lafois injurieuses et grossières, que se permettaientchaque jour les journaux Anglais et ceux del’émigration. L’Angleterre exhalait plus d’animo-sité contre moi que jamais Guillaume n’en avaitmontré contre Louis XIV , et cependant la situationdes deux puissances était en sens inverse, caraujourd’hui le prétendant au trône légitime setrouvait en Angleterre, et elle nous renvoyaitavec usure le mal que les Stuarts avaient voulului faire avec l’appui de la France . J’avais doncdouble droit de me plaindre. Un général ,placé par la victoire à la tête du plus puissantétat de l’Europe , insulté tous les jours par desjournaux et des pamphlets où l’on reconnaissaittrop bien le doigt du ministère anglais , devait enêtre exaspéré. Plus susceptible qu’un prince nésur le trône , je ne pouvais voir sans indignationqu’au lieu de reconnaître le mérite de mes entre-