Explicationtrop fran-che avec cediplomate.
IO NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
prétexte d’aviser aux moyens de conserver lapaix, mais plutôt pour m’exciter à la guerre , carcet envoyé n’avait rien de ce qui pouvait nousconcilier.
Quelques semaines après son arrivée, j’eus aveclui un long entretien, où je développai peut-être avec trop d’abandon ma situation et cellede l’Europe . Je lui déclarai : « Qu’il était indigne« de faire des traités pour refuser de les exécuter« dès le lendemain ; que rien ne me ferait re-« noncer à l’évacuation de Malte ; que j’aimerais« mieux voir les Anglais campés sur les hauteurs« de Montmartre , que de les voir en possession de« cette île. »
Je me plaignis des journaux, mais surtout del’asile et de la solde qu’on accordait à Georges etconsorts, au lieu de les reléguer au Canada ,ainsi qu’on l’avait promis. « Chaque vent qui« souffle d’Angleterre, lui dis-je, ne m’apporte« que haine et animosité ; comment voudrait-on« que je ne fusse pas exaspéré ! !
« En abordant la question de l’Égypte , je l’as-« surai que le voyage de Sébastiani n’avait eu« aucun but hostile. Il n’eût tenu qu’à moi d’y« envoyer 2 5 mille hommes pour aider la Porte à« en chasser les Anglais , dont la présence m’au-« torisait à le faire ; que, quelque désir que j’eusse« d’r établir une colonie, je ne l’avais pas fait ,