5 () NAPOLÉON AO TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
froideur entre la Russie et moi : Marcoff quittaParis , où il ne laissa que d’Oubril comme chargéd’affaires. Le caractère et les sentiments person-nels de l’ambassadeur entrèrent pour beaucoupdans ma première brouille avec la Russie , peut-être eût-elle éclaté à une autre occasion ; nousdevions tôt ou tard nous trouver en présence;mais à cette époque j’étais entièrement adonné àmes projets sur l’Angleterre, et on regretterapeut-être un jour de ne les avoir pas laissé ache-ver. Comme l’a dit un historien judicieux : « Il« est de l’intérêt général de l’Europe que la supé-« riorité maritime appartienne à une puissance«continentale, puisque c’est le seid moyen de« sauver les principes du droit des gens, et de« faire intervenir toutes les forces du continent« dans le maintien du libre parcours des mers. »Tant que mon génie et mon activité étaientdirigés vers les îles britanniques et sur les cô-tes de la Manche, il ne fallait pas les endétourner. Malheureusement les passions deshommes sont quelquefois plus fortes que leschoses. L’empereur de Russie avait à se plaindrede ce que je ne donnais pas au roi de Sardaigne l’indemnité qui avait été promise pour le Pié-mont par le traité du ri octobre 1801; il yallait de son honneur d’insister. Ses troupes oc-cupaient encore la république des Sept-Iles, dans