D2 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DF. CFSAR, ETC.
bien considéré, on pouvait aussi y voir unhommage éclatant rendu aux avantages du sys-tème héréditaire, un triomphe de la monarchiesur la révolution. L’empereur Alexandre, l’en-visageant sous ce point de vue, eût sans doutesacrifié l’amour-propre de dynastie à l’intérêtde l’état, si nous eussions vécu alors en bonneintelligence; mais, au point où nous en étions,c’était un grand motif de rupture ajouté à tousceux qui existaient déjà. En effet, d’Oubril re-mit, le 28 août 1804, une note qui était un vraimanifeste, et demanda ses passeports. Toutefois,il faut en convenir, la Russie ne se mit pointimmédiatement en état de guerre. D’Oubril restamême à Mayence jusqu’à la fin d’octobre ; et onme laissa entrevoir la possibilité d’éviter unerupture, si je donnais les satisfactions demandéespour Baden et le Piémont . Ne l’ayant pas miseà l’épreuve, j’ignore si cette assertion était sin-cère.
Le cabinet de Vienne , moins scrupuleux ouse décide à pi us disposé au maintien de la paix, ne fit au-cune. difficulté de me reconnaître en qualitéd’empereur. Cet événement me rassurait; car laRussie était trop loin de moi pour m’atteindre,et je résolus de ne point lui céder. .
La Prusse, l’Espagne , le Danemarck s’empres- jsèrent de me notifier la reconnaissance d’une ;
nie recon-naître.