CH AP. VII. ANNÉES 1802 A l 8 o 4 - 6l
d’artillerie, commanda le i e , quoiqu’il ne fûtpas maréchal alors. J’ai eu trop à m’en plaindrepour le juger : la postérité s’en chargera.
Davoust fut mis à la tête du 3 e corps : cethomme, qui avait reçu une bonne éducation,avait la tête fortement organisée et des idéesde guerre très-justes. Ses manières rudes et uncaractère à la fois soupçonneux et dur lui ontfait beaucoup d’ennemis, et dans les gravescirconstances où il s’est trouvé, l’esprit de partis’est déchaîné contre lui avec une grande in-justice. Sévère, mais juste envers ses subordon-nés , mieux qu’aucun autre il sut maintenirl’ordre et la discipline parmi ses soldats : aucunde mes maréchaux n’exigeait plus de ses subor-donnés, et aucun ne les fit servir avec autantd’exactitude.
Le 4 e corps était confié à Soult. Celui-ci, d’unphysique mâle, d’un esprit étendu, laborieux,actif, infatigable, avait fait preuve en Suisse , àGênes , de talents supérieurs : on lui reprochaitd’être trop ambitieux.
Lannes avait lé 5 e corps. Couvert de gloire etde blessures, ce brave manquait de principes faitssur la guerre; mais il y suppléait par un jugementadmirable, et sur le champ de bataille il ne lecédait à aucun de ses collègues.
Ney commandait au 6 e corps. Il est assez connu