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CHAP. VIII. CAMPAGNE DK l8o5.plus facile et plus avantageuse que dans les mersd’Europe, je résolus de me rendre en Italie pour me faire couronner à Milan comme je l’a-vais été à Paris . Ce voyage remplissait plusieursbuts également importants. Le premier étaitd’augmenter la sécurité des Anglais et de leurdonner entièrement le change sur mon projet;le second, d’imposer à l’Autriche par ma pré-sence sur ses frontières ; le troisième d’exciterl’esprit public des Italiens , en m’offrant à leursregards entouré d’une pompe nouvelle pour cescontrées , et qui devait ranimer en eux l’amourîle la gloire et de la patrie. En me rendant àLyon, je m’écartai pour visiter Brienne , ce ber-ceau de mon éducation française, à laquelle jesentais tout ce que je devais, et où la fortuneme ménageait un si sanglant revers. Lyon mereçut avec pins d’enthousiasme que jamais ; leluxe dont j’entourais ma cour était le gage de laprospérité de ses manufactures : la gloire etl’intérêt étaient ici d’accord dans les acclama-tions des braves Lyonnais .
J’ordonnai en passant à Alexandrie les im-menses travaux qui allaient en faire en quel-ques annéeS la place la plus formidable del’Europe et la clef de l’Italie . Vingt millionsfurent affectés à ce grand projet. Placée dansle bassin méridional du Po , à une distance
Travauxd’Alexau-drie, campsde manœu-vres à Ma-rengo etCustiglionc.