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Tome deuxième.
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g6 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

d’agir avec la plus forte masse en Italie et de restersur la défensive en Allemagne . La propositionétait juste; la conséquence qu’on en tirait ab-surde : c’est précisément parce que la réuniondes Russes en Allemagne était le noeud gordien,qu’il fallait placer le gros des forces autri-chiennes sur la ligne d’opérations où cetteréunion devait s’opérer; ligne qui était d’ailleursla plus courte pour moi et la plus importante.L’égoïsme du cabinet de Vienne l’aveugla ; il nefaisait la guerre que pour reconquérir l’Italie ,et il en conclut faussement que c’était là où ildevait porter ses efforts. L’Autriche s’exagéraaussi les forces que je pourrais opposer. Ellecrut qu’elle aurait sur les bras la totalité denotre état militaire, ce qui n’était pas possible,ayant tant de côtes à garder : je ne pourrais ja-mais lui opposer en campagne au-delà de i 5 omille hommes.

Le cabinet de St. - Pétersbourg envoya le gé-néral Winzingerode à Vienne pour discuter etconvenir du plan définitif. Il observait que deBrody à Braunau, les Russes avaient 284 lieues,et de Boulogne à Braunau , la grande armée enaurait 274. Ainsi, en comptant le temps néces-saire pour que je pusse recevoir la nouvelle del’entrée des Russes sur le territoire autrichien ,et celui de mettre l’armée en marche par diffé-