Band 
Tome deuxième.
Seite
112
JPEG-Download
 

Mesures deMack pourse sauver.

112 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

tièrement la route (le Bohême et nos proprescommunications. Heureusement que Ney pritsur lui de n’en exécuter qu’une partie : il fitpasser la division Loison d’Flchingen sur laRoth, et se disposa à l’aller joindre par Leipheim à Rissendorf ; mais il laissa Dupont et Baragueyd’Hilliers sur la rive gauche du Danube , en dé-pit des ordres du grand-duc de Berg.

Je ne fus instruit de cette particularité queplus tard; elle me donna une grande idée dutalent de Ney : je sus depuis que j’en étais re-devable à un de ses officiers.

Mack, revenu enfin de la stupeur où nosmanœuvres hardies et rapides l’avaient plongé,sentit qu’il était temps de chercher une issue.Un conseil de guerre fut assemblé, et aprèsd’orageuses délibérations, il décida, dit-on, quel’archiduc Ferdinand se mettrait à la tête cl’uncorps d’élite de 20 mille hommes pour s’ou-vrir un passage par la route de Heidenheim etNordlingen (1). Mack tiendrait Ulm avec le

(1) Les Autrichiens n’ayant jamais rien publié sur cettedésastreuse campagne, nous n’avons rien appris de leursopérations que par ouï-dire. Les uns portent ce conseil à lasuite de l’affaire de Gunzbourg, le 10; d’autres seulementaprès l’affaire d’Elchingen , dans la nuit du 14 au 1 5 . L’ar-chiduc et Mack ne furent pas d’accord.