CHAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. 1^5
A peine vingt-quatre heures s’étaient, écouléesj depuis cette honteuse transaction que nous re-çûmes la nouvelle des avantages signalés rem-portés par mon beau-frère sur les troupes del’archiduc Ferdinand. Infatigable dans les succès,Murat atteignit d’abord l’arrière-garde de Wer-neck, le 16 , à Languenau. La reconnaître, lacharger de concert avec Dupont et la culbuter,fut pour lui l’affaire d’un instant. Deux mille pri-sonniers tombèrent en son pouvoir. Il se remitavant le jour à la poursuite du corps principalsur la route de Neresheim . Embarrassé par unconvoi de 5oo voitures d’artillerie et d’équi-pages, Werneck ne put éviter d’être atteint parnos soldats à qui la victoire donnait des ailes ;et, forcé à recevoir un engagement désavanta-geux , il perdit encore un millier d’hommes.L’archiduc, désespérant de se tirer d’affaire aveccette infanterie, se sépara de nouveau d’elle avecsa cavalerie, et prit la route de Nuremberg .
Werneck, assailli alors ,1e 18 à Trochtelfingen ,près Nordlingen , débordé et entouré avec destroupes exténuées et manquant de tout, capitulaavec environ huit mille hommes. La voix pu-blique accusa ces vieux guerriers, qui s’étaientillustrés dans maintes batailles, d’avoir ainsi misbas les armes devant des forces à peu près égales :le fait est qu’on n’est pas enveloppé par de la
Défaite deWerneck,
Il se rendprisonnier.