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Tome deuxième.
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l46 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.tion de ses armées, des désastres causés au payspar la guerre, me renvoya ce général pour de-mander un armistice et me proposer la paix.L’empereur vint à Molck afin d’accélérer laconclusion de cette affaire. La démarche pouvaitêtre sincère, mais j’avais des motifs d’en douter.Comment accorder une suspension d’armes quieût permis aux alliés de réunir leurs trois annéessur le Danube , et donné le temps à la Prussed’entrer en Bohême ou en Bavière ? Commentcroire à la sincérité d’une démarche pacifiquedans de telles circonstances et avec de tels ré-sultats ? Pour m’inspirer une confiance aussiaveugle, il n’existait qu’un moyen, celui de medonner par l’armistice même des gages certains,en convenant de suite des préliminaires de paix,et en éloignant les armées dont la réunion pou-vait devenir menaçante pour moi, si je ne pro-fitais des avantages de ma position pour l’empê-cher. J’exigeai que les Russes retournassent enPologne, que l’Autriche licenciât les levées enmasse de la Hongrie, et me cédât Venise et leTyrol : sans cela, je serais forcé de continuer mesopérations sur Vienne .

On fut étonné de ces propositions, comme sij’avais dû quitter mes camps de Boulogne, voleravec i5o mille hommes sur l’Inn, et détruireune puissante armée autrichienne , pour m’en