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Tome deuxième.
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Négociationmaladroitede Murat.

l6o NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.

mistice était conclu, le croit avec une inconce-vable simplicité, et livre la route à nos colonnesde cavalerie, qui se présentent brusquement età l’improviste devant Bagration : elles sont bien-tôt soutenues par les grenadiers d’Oudinot ; uncombat des plus rudes s’engage ; les Russes dé-bordés se mettent en retraite sur Scbongraben.

Murat, qui brûle d’arriver à Znaim avant Ru-tusof, puisque de là dépend peut-être la fin dela guerre et la ruine de cette armée, imaginede neutraliser Bagration , comme il a neutraliséAuersberg et Nostitz ; il lui envoie un parle-mentaire, mais cette fois la ruse tourne contrelui. Rutusof se distinguait surtout par une grandefinesse : instruit de l’arrivée d’un parlementairefrançais, il imagine de sauver son armée en en-voyant à son tour le général Winzingerode àMurat pour entrer en négociation et conclureun armistice. Winzingerode était aide-de-campde l’empereur Alexandre ; il prend sur lui destipuler au nom de ce prince : l’armée russe seretirera en Pologne par étapes ; les Français àcette condition suspendront leur marche sur laMoravie ; les armées respectives resteront jus-qu’à ma ratification dans l’état où elles se trouvent.Murat donne ainsi dans le même piège quedepuis trois jours il avait tendu deux fois à l’en-nemi ; Rutusof ne peut pas sauver Bagratiou