CIIAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. 167
la rapidité et l’intérêt toujours croissant de mamarche, j’ai différé de parler des opérations descorps secondaires laissés sur nos derrières.
Pendant que je m’avançais avec tant d’impé-tuosité sur Vienne, Ney et Augereau n’avaientpas obtenu moins de succès dans le Tyrol. Onsait que ce pays montagneux, formant commeun bastion dominant l’Italie et l’Allemagne , atoujours été regardé par les Autrichiens commela clef des deux pays. Ils pensaient que les mon-tagnes rendent maîtres de la plaine; et si cetaxiome est vrai en tactique, il m’était réservé deprouver sa fausseté en stratégie. On débouche duTyrol en Allemagne par cinq routes principalesqui traversent la chaîne des Alpes et sont ferméespar autant de forts à Feldkirch, Reiti (Fussen )Scharnitz, Leiten et Kufstein . L’archiduc Jean ycommandait d’abord 45 à 5o mille hommes; onen avait tiré une partie pour seconder d’uncôté Mack en Souabe , de l’autre l’archiducCharles en Italie . Cependant avec les milicesil lui restait bien encore 35 mille hommesNey, parti d’Ulm avec 10 mille hommes seule-ment, se présente vers Scharnitz le 5 novem-bre (i). Une division bavaroise menace Kufstein ,
Opérationsen Tyrol.
(i) Ney avait détaché la division Dupont, qui suivit dès