CHAP. VIII. CAMPAGNE DE 1 8ü5. 1^5
parer une jonction avec l’archiduc : mais letemps n’en était pas encore venu ; ce prince setrouvait encore en Carniole , et l’armée russe at-tendait le corps d’Essen à Olmutz ; ce n’était doncpas le cas d’abandonner cette route pour se jeterinconsidérément sur celle de Gœding.
Le 29, les ennemis exécutèrent une petitemarche de deux lieues et demie de Wischau jus-qu’aux hauteurs de Kutclireau. Cette marche,quoique très-courte, indiquait l’intention pro-noncée de se diriger vers Auspitz ; mais chez euxles idées de la veille n’étaient jamais celles du len-demain. Renonçant au projet de manoeuvrerstratégiquement pour gagner entièrement notredroite, ils se reportèrent de nouveau sur nous.Ils ne le firent encore qu’à pas de loup. Le 3 o,ils bivouaquèrent a Hogieditz. Je passai cettejournée à parcourir à cheval les environs; jedécouvris qu’il no tenait qu’à moi de bien ap-puyer ma droite et de déjouer le-projet de l’en-nemi, en occupant en forces le plateau de Pratzendepuis le Santon jusqu’à Kresenowitz pour l’ar-rêter de front. Mais cela n’eût amené qu’un chocà chances égales, et je voulais quelque chose demieux. La tendance des alliés à gagner ma droiteétait manifeste ; je crus pouvoir frapper à coupsûr en leur laissant la liberté de manœuvrerpour étendre leur gauche, et je ne plaçai sur les
Disposi-tions pourles recevoir