La gauchede l’ennemiest conte-nue.
l84 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
et son état-major sont avec elle. Tout ce quiarrive d’inattendu au milieu d’un quartier-général étonne et déconcerte : Miloradowich,qui marchait en tête, trouve à peine le temps demener au combat les bataillons, à mesure qu’ilsse forment; il est renversé, et les Autrichiens quile suivaient éprouvent le même sort. L’empe-reur Alexandre montre du sang-froid et s’exposepour rallier les troupes ; mais grâces aux ridiculesdispositions de Weyrotber, il 11’a pas sous lamain une seule division disponible pour servirde réserve. Les troupes alliées sont pousséesjusque vers Hostiradeck ; la brigade Kamenski,qui appartenait à la 3 e colonne, assaillie ainsisur son flanc droit, vient réunir ses efforts à ceuxde Kutusof, et rétablir un moment les affaires :toutefois ce secours ne peut résister aux effortscombinés de St.-Hilaire, de Vandamme et deLevasseur ; la ligne de Kolowrath, ménacée d’êtreprécipitée dans le vallon marécageux de Birn-baurn, se replie sur Waschau, comme le pres-crivait la disposition. Toute l’artillerie de cettecolonne, embourbée dans la glaise à demi-gelée,nous est abandonnée, et l’infanterie, privée decanon et de cavalerie, ne peut plus rien contreSoult victorieux.
Au moment où ce coup décisif se frappait,les deux colonnes de droite de Buxhowden s’é-