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Tome deuxième.
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208 NAPOLÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.en puissance et en considération parla couronneroyale que je posais sur le front d’un princedont elle chérissait les vertus, jugeait combiende pareils bienfaits différaient des procédés del’Autriche envers elle.

Quelques vieux canons pris sur les troupesélectorales en 1703, et que nous retrouvâmesdans l’arsenal de Tienne, renvoyés par messoins à Munich avec un bon nombre de piècesautrichiennes conquises en expiation, y furentreconduits avec toute la pompe militaire. Un élanpatriotique électrisa les Bavarois d’un bout duroyaume à l’autre. Les couleurs nationales furentarborées par tous les citoyens avec un enthou-siasme qui me rappela les premiers beaux joursde 1790.

Je profitai de ces dispositions pour resserrernos liens par une alliance de famille. Le princeEugène, vice-roi d’Italie , épousa la princesseAmélie, fille aînée du roi de Bavière , et Berthier, !que je venais de placer au rang des souverainsen lui donnant la principauté de Neufchâtel,épousa une nièce du roi.

Mon séjour à Munich fut célébré par degrandes fêtes; l’allégresse publique était à soncomble. Je ne me promettais pas une réception }aussi affectueuse à la cour de Wurtemberg dont >l’électeur, prince d’un grand caractère, ne pro-