a6o NAPOLEON AU TRIBUNAL DE CJiSAR, ETC.
Dans l’intervalle, Fox m’avait demandé la li-berté de Lord Yarmonth , détenu à Verdun parsuite de représailles pour les bâtiments français enlevés avant la guerre, et dont les équipagesnon militaires étaient détenus.
En passant à Paris pour retourner à Londres ,Talleyrand lui manifesta le désir que nous avionstous d’un rapprochement; il lui dit entre autreschoses que nous ne demandions rien aux An-glais , et qu’ils ne pouvaient rien espérer de laguerre qui fût d’un intérêt réel pour eux.
Lord Yarmouth revint avec des instructions ,et les conférences s’ouvrirent. On paraissait prèsde s’entendre ; les Anglais proposèrent eux-mêmes l’état de possession respectif, et parais-saient satisfaits de garder Malte et le cap deBonne-Espérance (l’amiral Popham et le géné-ral Baird venaient de conquérir le cap sur lesHollandais le 8 janvier, après une résistance dequelques jours) : ils témoignaient des dispositionsà rendre le reste des colonies. Malheureusement*Fox tomba malade ; lord Spencer prit le porte-feuille, et sous prétexte que Yarmouth avait troplégèrement laissé entrevoir ses instructions, onlui adjoignit le comte Lauderdale .
Bien que ce fût un homme du parti modéré ,la négociation prit aussitôt une marche rétro-grade. On prétendit que, dans les premiers pour-