Band 
Tome deuxième.
Seite
289
JPEG-Download
 

CHAP. IX. CAMPAGNE DE 1 806. 9.89

PUnstrutt, espérait gagner cette ville sans êtreobligé de se faire jour. Il ordonna pour le len-demain à la division Schmettau de s’établirsur les hauteurs de Kosen, et de protéger lamarche des quatre autres divisions qui fileraientderrière elle. Cela était fort bien pour s’échapper,si Davoust fût resté immobile à Naumbourg ;mais, en supposant même que l’armée du roi sesauvât par cette marche dérobée, que serait de-venu le prince de Hohenlohe , qu’on abandonnaitainsi avec 5o mille hommes au milieu de toutemon armée ? Si l’on voulait sortir furtivement dela souricière, du moins fallait-il prescrire à Ho-henlohe de marcher dans la nuit sur Suiza avecson infanterie, pour y joindre le roi et rendrel’opération d’autant plus certaine. Ce moyen étaitle seul qui pût sauver l’armée de la destructionqui la menaçait. La division Tauenzien et toutela cavalerie de Hohenlohe fussent restées aucamp de Capellendorf pour masquer la marche,et au pis aller les dix bataillons de Tauenzieneussent été les seuls compromis, encore pou-vaient-ils au jour prendre la route d’Erfurth, oumême suivre le roi par celle d’Eckartsberg.

On voit que, si le duc de Brunswick s’enten-dait fort bien à mettre une armée dans l’em-barras , il ne savait guère aviser aux moyens d’ensortir.

II.

*9