CIIAP. IX. CAMPAGNE ‘DE 1806. 3o I
tenir long-temps contre la supériorité de Berna-dette. Celui-ci, pour compléter la victoire, cher-cha à couper la route de Dessau ; le duc fit uneffort pour sauver sa dernière communication ;il y réussit et se mit en retraite, vivement suivipar les colonnes de Dupont et de Rivaud. Il vintpasser l’Elbe à Dessau , et, après en avoir brûléimparfaitement le pont, il gagna ensuite Magde-bourg, affaibli par la perte de 3o pièces de ca-non et 5 mille hommes. Le régiment quiar-rivait par la gauche de la Saale , entouré detoutes parts dans le défilé de Rrollwitz parDrouet et la cavalerie de Tilly, fut du nombredes prisonniers.
Cette lutte de 12 mille Prussiens contre lesforces supérieures de Bernadotte fut favoriséepar l’excellence du poste, mais ne laissa pas defaire honneur à ses défenseurs. Le duc eût mieuxfait d’envoyer au régiment qu’il attendait l’or-dre de se sauver comme il pourrait à Magde-bourg; il aurait eu alors la faculté de couper lesponts de la Saale , et de reprendre intact le che-min de Dessau et de Wittenberg pour détruireentièrement les ponts de l’Elbe et défendre lepassage. Cela eût retardé de deux ou trois joursnotre marche, et sauvé à la fois les corps deHohenlohe, de Blücher et la place de Stettin .
Dans le même temps Davoust, entré le 18 à j e marche