CHAP. IX. CAMPAGNE DE 1 806 . 3o5
prince de Hohenlohe avec le soin de réorganiserl’armée sons le canon de cette importanteplace. La chose devenait impossible, à moinsqu’il ne voulût s’y laisser investir, ce qui eûtété inévitable. Soult le suivait avec tant d’impé-tuosité que l’arrière-garde prussienne entrait àpeine dans le camp sous Magdebourg , quaud ladivision Legrand s’y précipite avec elle, et re-foule tout dans la place, où régnait la plusgrande confusion.
Le prince de Hohenlohe apprit ici l’issue ducombat de Halle et ma marche sur Dessau etWittenberg ; il espéra toutefois que l’incendiedes ponts de l’Elbe lui donnerait le temps degagner Stettin avant nous. On vient de voir queces ponts étaient tombés intacts en notre pouvoir.
Il n’y avait que deux partis à choisir, celuide réorganiser et restaurer 5o mille hommessous la protection de Magdebourg , de tenir lacampagne autant que possible sur les deux rivesde l’Elbe , et d’attendre l’effet que l’arrivée desRusses sur FOder aurait pu produire, sauf à sejeter dans la place quand il y serait forcé. Pourcela il aurait fallu des vivres et munitions enabondance, et il n’y avait ni l’un ni l’autre. Ilpouvait se jeter sur Soult, et s’ouvrir un chemindans le Hanovre , pour se réunir à la division
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