CIIAP. IX. CAMPAGNE DE 1806. 3 o()
avant nous ; et puisque l’avant-garde y arriva, lereste du corps aurait fort bien pu l’atteindre, siles dispositons eussent été mieux prises.
La chute de Spandau , qui eut lieu le mêmejour (a 5 ), acquérait d’autant plus d’importancepar l’approche du corps de Hohenlohe . Berna-dotte, qui fut informé de sa marche à Brande-bourg , m’en donna aussitôt avis, et s’avança dansla direction de Fehrbelin et de Cremmen.
Le grand-duc de Berg, n’ayant plus rien àfaire dans les environs de Magdebourg dès quel’ennemi eut atteint cette forteresse, avait reçul’ordre de se rabattre promptement vers Balbiou Dessau pour y passer l’Elbe ; il mit tant decélérité qu’il venait d’arriver à Spandau au mo-ment de sa prise, et se dirigea aussitôt par Ora-nienbourg sur Zehdenick . Lannes, qui dut lesuivre, ne poussa, le 26, qu’à Oranienbourg .
Je gardai Augereau et Davoust aux environsde Berlin pour le cas où l’ennemi, échappantaux autres corps, voudrait se rabattre sur nosderrières. Le premier garda le pont importantde Neubruck sur le Havel ; le second dut jetersa cavalerie légère jusqu’à Oderberg .
Le 26, le prince de Hohenlohe , instruit dela présence de nos troupes à Oranienbourg , pritla résolution tardive de forcer de marche en se
RedditiondeSpandau.