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Tome deuxième.
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CliAP. IX. CAMPAGNE DE 1 806. 3 ll

colonne, avec la chance d’être soutenues mêmeplus facilement par les corps d’armée arrivés lespremiers à Berlin (Lannes et Davoust).

Quoiqu’il en soit, Hohenlohe, arrivé à Lychen le 27,y attendit vainement Blücher qui, informétrop tard de cette marche forcée, n’avait pasdépassé Gantzer; il ne fut pas joint non pluspar la cavalerie attendue, et, comme il n’avaitpas de temps à perdre, il continua sa route surBoitzenbourg.

Murat n’était pas homme à le laisser passerpaisiblement. Instruit dans sa marche de Templin sur Prenzlow de là direction prise par les Prus-siens, il se rabattit avec les divisions Grouchy ,Beaumont et Lasalle vers Wichmansdorf, où ildonna sur les gendarmes de la garde qui flan-quaient la marche. Assaillir, tourner, refouler cesuperbe régiment de cuirassiers sur les bors dulac fut l’ouvrage d’un instant. C’étaient les offi-ciers de ce corps qui avaient insulté l’ambassa-deur de France pour entraîner plus certainementle roi à la guerre; ils expièrent cette conduitepar l’affront d’avoir capitulé en rase campagne,ce que la cavalerie 11e doit jamais faire.

Hohenlohe, effrayé à cette nouvelle, formason infanterie et hésita s’il persisterait à entrerà Boitzenbourg, ou s’il prendrait un chemin detraverse entre Prenzlow et Passewalk : ce dernier

Murat l'at-teint denouveau.