CHAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 33 g
vieillard plus qu’octogénaire qui, dans les guer-res de l’impératrice Catherine, avait montré del’énergie et de la vigueur, mais auquel son grandâge avait fait perdre ces qualités. Cependant,dès qu’il eut réuni ses forces, il signala son ar-rivée à l’armée par un mouvement en avant. Ilporta son quartier-général à Nasielsk, et fit can-tonner les quatre divisions de sa première ar-mée entre l’CJkra, le Bug et la Narew . La secondearmée cantonna entre Golymin et Makow, ayantune de ses divisions à la gauche de la Narew .Un corps prussien, commandé par le généralLestocq, campait sur les bords de la Drewentzsur la route de Thorn ; il se liait à la droite desRusses , qui le renforcèrent de quelques troupes.
Ne voulant pas souffrir que l’ennemi nousresserrât sur la Yistule, et sentant au contrairela nécessité de nous donner une sphère pluslarge en avant de Varsovie et de Thorn, jeprenais au meme instant l’offensive. Ney, Ber-nadotte , et une partie de la cavalerie qui avaitpassé le fleuve à Thorn, se dirigèrent sur Soldau et Biezun, manœuvrant par leur droite pourisoler le corps prussien et le couper de l’arméerusse. Lestocq, instruit que Bessières n’avait quede la cavalerie à Biezun, tenta d’y rentrer; maisnos braves escadrons se jetèrent sur son infan-terie , en refoulèrent une partie sur des marais,
Je prendsl’offensivepour éloi-gner l’en-nemi.
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