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Tome deuxième.
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358 NAPOLEON Ali TRIBUNAL UE CESAR , ETC.

qu’il battait en retraite. La perte d’Eylau ren-dait cette supposition plausible. J’y ajoutai foi,et m’endormis excédé de fatigue. (Je marchaisou travaillais vingt heures par jour depuis Var-sovie .) Je m’éveillai pourtant avant le jour etvisitais mes troupes au moment où une canon-nade terrible tonna sur Eylau. J’avais couché,pour ainsi dire, sous le feu des batteries russes,induit en erreur par les rapports de Murat.

L’armée marchait depuis huit jours, sans ma-gasins, au milieu des glaces et des neiges; lestroupes de Soult avaient emporté Eylau, denuit, à la pointe de leurs baïonnettes, et le pil-lage total d’u-ne ville ainsi prise n’est guère àéviter. J^a moitié des régiments s’était disperséedans les maisons, et leur réveil fut terrible.

Je m’attendais bien à une affaire générale lelendemain; toutefois, je pensais qu’elle auraitlieu plus loin, car l’évacuation d’une ville quicouvrait en grande partie le front du champde bataille ennemi devait en faire juger ainsi,et donnait de la vraisemblance au rapport deMurat. Les Russes , décidés à livrer bataille, sen-tirent en effet qu’ils avaient tout intérêt à re-prendre Eylau, couvert par le seul corps deSoult réduit à 18 mille hommes. Davoust, quiavait pris d’abord la direction de Domnau, dutse rapprocher de mon centre. Ney avait reçul’ordre de marcher à Kreutzbourg. Je fis arriver