CIÏAP. X. CAMPAGNE DE 1807. 4 ! 5
pont qu’il n’y avait au fond que l’emplacementde a ville et celui d’un long étang formé parun ruisseau retenu pour fournir l’eau à des mou-lins et qui se jette ensuite dans l’Aile.
Ta gauche de l’ennemi, composée de quatredivisions sous le prince Bagration , appuyait d’uncôte à un coude de l’Aile un peu au-dessus deFriedland; de l’autre au ruisseau du moulin,qui coupe la plaine eu deux, et séparait cetteaile de la droite. Celle-ci, forte de 3 divisionsaux ordres du prince Gortschakof et des deuxtier.‘ de la cavalerie, s’étendait au nord dans laplaine, en face de Heinrichsdorf. L’ennemi pourfaciliter ses communications avait jeté trois pontssur l’Aile, immédiatement à côté de la ville ettrès près de son aile gauche. 11 était évidentque pour frapper un coup décisif il fallait d’a-bord culbuter cette aile gauche, afin de s’emparerde Friedland et des ponts ; car la droite, étenduejusqu’à trois quarts de lieue de la ville au nord,se trouverait acculée à l’Aile et coupée. En un clind’œil, j’arrêtai mon plan d’après ces données.Les dispositions les plus claires furent dictées àcet effet. Elles doivent trouver place ici.
« Le maréchal Ney prendra la droite depuis« Posthenen jusque vers Sortlack, et il appuiera« à la position actuelle du général Oudinot. Le« maréchal Lannes fera le centre, qui commen-