l'oint devue politi-que du sys-tème conti-nental.
446 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
leurs ports et la cessation de tout trafic entreeux; le bien futur les touchait peu. C’est là cequi explique la haine générale qui s’est déchaînéecontre moi. Non-seulement tous les pays de côtesétaient fatigués de la guerre et des sacrifices queje leur imposais; cela rejaillissait jusqu’au cœurdu continent. Les draps de Silésie , les toiles fabri-quées sur les confins de la Bohême n’allaientplus à Cadix s’embarquer sous pavillon espagnol pour les parages mexicains. Le Nord ne vendaitplus ses grains à la Hollande et ne recevait plusnos vins. Les soieries de Lyon n’allaient plusque par terre au fond de la Russie ; il en est alléen Angleterre et en Suède par Archangel. Lavéritable cause de ce mal était le despotismemaritime d’une puissance insulaire qui avait lafaculté de mettre tant d’entraves au bien-êtregénéral. J’attaquais le colosse corps à corps, et lespeuples qu’il opprime, au lieu de se soumettremomentanément à tous les sacrifices pour se-conder mes efforts, m’ont imputé tout le maldont je cherchais à les délivrer : tant il est vraique rien n’est plus étranger à la haute politiqueque le marchand et l’agioteur.
La partie politique du système continentaloffrait, comme la partie commerciale, deux pointsde vue d’une égale importance : le premier con-