Point devue mari-time.
448 NAPOLÉON AU TRIBUNAL DE CÉSAR, ETC.
venait de la déclarer : l’Italie suivait mes lois , àl’exception de la cour de Rome, qui se roidissaitencore. La Prusse venait de rompre avec eux. Iln’y avait donc que le Portugal, la Suède et lepape à mettre à la raison pour leur interdiretout accès en Europe ; car nous espérions bienque le Danemarck s’y prêterait avec empresse-ment. L’Autriche , à la vérité, offrait plus de dif-ficultés; mais elle 11e communiquait avec la merque par le seul port de Trieste . Je pouvais deVenise compter les bâtiments qui y relâchaient;et les sept îles me rendaient maître de l’Adria-tique. L’Autriche d’ailleurs ne s’exposerait pasà une guerre avec la Russie et la France pourdes relations qui la touchaient moins qu’aucuneautre puissance du continent ; elle n’a ni coloniesà regretter, ni exportations maritimes à ménager.Je pouvais lui offrir quelques provinces à sa con-venance pour la dédommager de ses pertes. Si jedonnais suite au projet de partage de l’empireottoman, la Servie et la Bosnie seraient le prixde sa condescendance. Je résolus de la faire en-trer dans notre système.
Dans le cas où l’Angleterre refuserait la mé-diation russe pour la paix, il fallait donc non-seulement lui fermer tout accès sur le continent,mais encore tourner contre elle toutes les res-