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Tome deuxième.
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CHAP. XI. CAMPAGNE 1 )E 1808. 4^1

dans le terme d’un mois à partir de la ratificationdu traité. Le cabinet de Londres consentit à lamédiation mais sans s’expliquer sur ses proposi-tions , il prétendit avant tout d’avoir communi-cation des articles secrets convenus à Tilsit. Onlui objecta vainement qu’ils étaient éventuels,temporaires ; que l’empereur ne pouvait commu-niquer ces articles , après en avoir promis lesecret, et qu’ils n’étaient préjudiciables en rienà l’Angleterre, puisqu’ils cessaient d’avoir leureffet dès que le cabinet de St.-James se décideraità la paix. La discussion en était à ce terme quandla nouvelle de l’attentat de Copenhague vintremplir l’Europe d’effroi.

Le grand armement promis à la coalition parle ministère anglais allait enfin faire voile pourla Baltique au moment où l’on signait la paix.Perceval et Canning jugèrent le moment op-portun pour profiter de cette imposante réunionde forces, désormais inutile sur le continent, enl’employant contre le Danemarck, qui avait ré-sisté aux prétentions de l’Angleterre, mais n’étaitpoint en guerre avec elle.

Si aucun débarquement n’était possible sur lecontinent, il n’en était pas de même dans l’île deZeeland, où l’on pouvait attaquer Copenhague en bravant nos légions, dontlaflotteanglai.sepouvait intercepter le passage par les Belt. L’ex-

Expéditiondes Anglais contre leDanemarck.