SUR CE CHAPITRE XXII.
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détracteurs ; au premier rang de ceux-ci figurent tousces hommes à utopies ultra-libérales, professant la
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doctrine étrange, que la force dans le gouvernementet le despotisme sont une même chose, et que, sousprétexte de faire du libéralisme, il faut museler à toutprix l’autorité chargée de diriger les destinées d’unenation. Il est évident que Napoléon en jugeait toutautrement, et il est permis de croire qu’en principeil avait raison : peut-être pécha-t-il en exagérant sesdoctrines de force ; mais le juste milieu entre la nullitédu pouvoir et un peu d’arbitraire, est fort difficile àétablir. L’avenir prouvera sans doute qu’entre deuxécueils, l’Empereur voulut choisir le moindre, carl’avilissement du pouvoir exécutif sera toujours lesignal le moins équivoque de la décadence d’une na-tion : cette décadence, à la vérité, ne sera pas toujoursbrusque et sensible aux yeux du vulgaire, mais elledeviendra l’ouvrage du temps, si une main puissantene vient y porter un prompt remède en saisissant legouvernail. Du reste, ma tâche n’est point de con-damner ou d’absoudre : ce sera à la postérité qu’ilappartiendra de prononcer.
Je terminerai en faisant observer que les points devue qui dominent cette brochure, étant ceux que l’onretrouve dans tous les actes de Napoléon, l’auteur se
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