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11 devint ainsi un article de foi, chez les hom-mes éclairés par un profond raisonnement, etchez les masses par tradition, non dans l’intérêtd’une famille, mais pour le salut même du payset le plus grand avantage de la puissance natio-nale : heureux les peuples assez sages poursavoir jouir des bienfaits d’une civilisationavancée, tout en appréciant les avantages d’unepareille institution, et sachant remplir les de-voirs qu’elle impose.
Depuis lesrévolutionsd’Angleterreet de France ,le droit divin fut exposé aux attaques de cettemultitude d’écrivains qui se croient faits pourrégler le sort des nations. Même parmi les hom-mes-d’état assez éclairés pour juger tout sonmérite, il s’en trouva qui jugèrent son actioninsuffisante pour une société ébranlée jusquedans ses fondements, et dont les croyances reli-gieuses avaient fait place à un esprit de scepti-cisme et de discussion qui prétendait tout fairepasser au creuset de la philosophie. Ces publicisteshardis pensaient qu’un droit, que les esprits fortset même toutes les classes éclairées nommaient unpréjugé, un droit qui se perdait, selon eux,dans les ténèbres du fanatisme, ne pouvait pasavoir de racines aussi solides qu’un droit quiserait proclamé et consacré dans l’intérêt detous, un droit, en un mot, fondé sur les insti-