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Précis politique et militaire de la campagne de 1815 : pour servir de supplément et de rectification à la vie politique et militaire de Napoléon, racontée par lui-même / par le Général J***
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CHAP. XXII. CAMPAGNE DE I 8 i 5 . 287

à les entendre, « ce ne serait quau prix de flots« de sang, et des plus cruels ravages, quon pour-« rait balayer le sol envahi par 5oo mille hommes,« et assurer son indépendance. En se soumettant« aux Bourbons, on pouvait obtenir le même-« sultat dune manière moins romaine à la vérité,« mais plus certaine et moins cruelle pour la« France déjà fatiguée de tant de guerres. »

Ce langage nétait pas héroïque, mais il étaitconcluant, et il devait entraîner tous les espritsfaibles. Larmée et le parti de la révolution étaientnéanmoins disposés à la résistance, sans sinquié-ter des sacrifices quelle exigeait; mais le partivoulait la résistance au profit de la démagogie etnon au profit de lautorité impériale. Les meneurssabusèrent au point de croire quils résisteraientà lEurope avec des décrets, comme en j jg3. La-fayette surtout était dune bonhomie désespé-rante; il se flattait que lEurope ne faisait la guerrequà lambition dun homme, et que les armesdes souverains allaient tomber devant ses doc-trines gallo-américaines : il ne voyait pas que letemps des Mack et des Cobourg était loin denous, et que cétait précisément à ses doctrinesque les souverains en voulaient.

Les grands désastres, comme les volcans, san-noncent par un bruit sourd qui en précède lex-plosion. Dès le 20 juin, Paris était agité par ies