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gouvernement (les Bourbons qu’à des conditionsque les chambres imposeraient; rêve absurdedans la situation réelle des affaires, et qui nedevait convenir ni à Louis XVIII , ni aux souve-rains armés pour la cause de tous les trônes.
Ici la tâche de l’historien qui attache un grandprix à l’impartialité, devient non moins embarras-sante que pénible. Comment, en effet, départira-t-il à chacun la part de blâme et de louange quilui appartient dans ces grands conflits politiques?Traitera-t-il tous les adversaires de Napoléonde sycophantes et de révolutionnaires? Compa-rera-t-il Fouché à un Catilina , et fera-t-il desdéputés utopistes sur lesquels il s’appuyait, au-tant de Gracques;ou bien, marchant sur les tracesde l’ignoble abbé de Montgaillard, traitera-t-ilNapoléon et tous ses partisans d’ogres altérés desang ne rêvant que dévastation et pillage? Élè-vera-t-il, comme ce pamphlétaire, au rang dedemi-dieux, tous ceux qui contribuèrent à laruine du système impérial?
Sans pousser ainsi les choses à l’extrême, ilsera toujours embarrassant de qualifier les in-trigues de Fouché ; les uus diront qu’elles fu-rent le résultat d’une habile prévision des mauxqui menaçaient la France après les déclarationsdu congrès de Vienne, ainsi que du noble désirde la soustraire à une lutte par trop inégale;