a5o VIE POLIT. ET M1L1T. DE NAPOLÉON.
L’armée, alors commandée par Davoust et campéedans le voisinage, aurait pu se jeter sur eux avec70 mille braves et les anéantir, en les culbutantdans la Seine . Napoléon proposa au gouverne-ment provisoire de prendre le commandementde l’armée, et de le quitter après avoir vaincu. Debasses intrigues l’empêchèrent de laver la tachede Waterloo , et de prendre congé de la France par une victoire qui lui eût permis de traiterhonorablement avec les souverains alliés, au lieude se rendre à discrétion à un général anglais età un maréchal prussien, comme le gouverne-ment provisoire le fit. Loin d’accepter sa propo-sition , Fouché, qui correspondait déjà avecWellington, avait même résolu de s’assurer desa personne, de crainte qu’il n’allât se mettre deson propre mouvement à la tête de l’armée, eton le plaça en effet dans une espèce de captivitéen le confiant à la garde du général Becker.
Cependant, l’enthousiasme des troupes étaitencore si grand, que ce triste gouvernement eutbeaucoup de peine à faire suspendre les hosti-lités , et que le général Excelmans même dé-truisit une brigade entière près de Ville-d’Avray ,au moment où on enchaînait le courage de sescamarades.
L’Empereur partit immédiatement après pourRochefort. he ministre Decrès lui proposa de