CU/VP. XXII. CAMPAGNK Dii 1 8 1 5. :i5ç)
Waterloo par Napoléon eût rendu la lutte encorelongue et terrible ; mais il faudrait une grandedose de crédulité pour se persuader qu’il eût puempêcher les 35 o mille alliés qui passaient le Rhin entre Bâle et Manheim,de pousser jusqu’à Paris ;car Napoléon , forcé de laisser 60 à 80 millehommes en Belgique , contre Blücher et Welling-ton , n’aurait pu en réunir i oo mille sur la Mo selle ou les Vosges . Or, Paris étant occupé, quellerésolution eût prise la France , divisée d’opinions,et placée entre deux chefs détrônés de fait? Eût-elle imité l’Espagne et continué une guerre natio-nale à outrance, comme Napoléon et Carnot levoulaient?
Si la coalition eût dû être négociée partiel-lement entre Londres , Berlin, Pétersbourg etVienne, Napoléon aurait eu quatre mois de pluspour armer, et il eût sans doute réussi à détacherl’une ou l’autre des puissances. C’était donc saprincipale chance de succès.
Quant aux chances de guerre, on a vu queles retards de Ney, le i 5 et le 16 juin; celuiapporté par Napoléon dans la reconnaissance etdans les mesures d’attaque de l’armée de Blü cher ; la direction vague et tardive assignée àGrouchy ; enfin, la fausse route prise par celui-ci, le 18 au matin, furent les causes premièresdu désastre de Waterloo . Quelques militaires ont